Ce navigateur n'est plus supporté !
Merci de mettre à jour votre navigateur
Menu
DEPI-MSF Dr Estelle DECLAS
Analyse du dépistage des mutilations sexuelles féminines chez les femmes enceintes suivies à l’hôpital Description Les mutilations sexuelles féminines (MSF) désignent toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins pratiqués à des fins non thérapeutiques. Ces mutilations touchent les femmes de manière mondiale ; selon l’Unicef, plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes sont victimes dans le monde. Elles sont prédominantes en Afrique mais sont aussi pratiquées dans certaines régions de l’Asie et du Moyen-Orient. Il y aurait environ 125 000 femmes excisées en France (Agence Nationale de Santé Publique, 2019).
Il convient de rappeler que ces mutilations sont interdites et punies par la loi française.
Cette pratique n’a aucun effet bénéfique pour la santé des femmes ; elle est au contraire néfaste, entrainant de nombreuses conséquences. Les conséquences peuvent être immédiates (hémorragies, choc, douleur, rétention d’urine, infection) mais aussi tout au long de la vie des femmes. D’un point de vue médical, ces femmes sont plus à risque d’infections urinaires, de vaginoses, de vaginisme avec des rapports sexuels douloureux. D’un point de vue obstétrical, on note une augmentation d’accouchements compliqués avec un risque plus élevé d’épisiotomie, d’hémorragies, de césarienne et un allongement de la durée d’hospitalisation. Il y a également un risque de décès périnatal ou de réanimation néonatale plus élevé.

Les différents pays européens ont pris conscience que ces mutilations sexuelles féminines sont un enjeu de santé majeur. Le rôle des professionnels est très important pour informer, prévenir, dépister, accompagner et améliorer la prise en charge de ces femmes : il est donc primordial de privilégier une formation adaptée pour être en mesure de prendre en charge ces patientes.

L’enjeu d’un dépistage précoce au cours d’une consultation prénatale est alors triple : Il permet tout d’abord d’adapter la prise en charge de la grossesse d’un point de vue psychologique mais également d’un point de vue obstétrical car comme cité ci-dessus, l’accouchement d’une femme ayant subi des MSF est plus à risque. Dans un second temps, il permet d’informer la patiente sur les possibilités de prises en charge spécifiques de sa mutilation, en proposant par exemple une réorientation vers des centres pluridisciplinaires spécialisés pour rencontrer un sexologue, ou encore envisager une reconstruction chirurgicale. Enfin il y a également un enjeu de prévention très important pour les futures petites filles, notamment en communiquant des informations adaptées, et rappeler que ce genre de pratiques sont interdites en France.

Or, il semble que la question lors de l’interrogatoire ou la recherche lors de l’examen clinique ne sont pas systématiques ou ne sont pas toujours retracés dans les dossiers obstétricaux. Par ailleurs, aucun travail de recherche n’a été mené pour recenser la pratique des professionnels de santé quant à la retranscription du diagnostic des MSF dans les dossiers obstétricaux des Hauts-de-France.

Notre question de recherche sera alors : Quelles sont les pratiques des professionnels de santé sur le dépistage des MSF dans les Hauts-de-France et la suite de la prise en charge une fois le diagnostic établi à travers les dossiers obstétricaux ?
Référent Dr Estelle DECLAS Type d'étude Hors RIPH rétrospective Statut de l'étude En cours Début du recrutement 01/2020 Fin du recrutement 12/2020 Méthodologie de l'étude Étude quantitative, monocentrique, rétrospective, interne Schéma de l'étude - Recrutement des dossiers à la maternité de Saint Vincent à partir du cahier d’accouchements de l’année 2020.
- Sélection des 622 premières patientes
- Le recueil des données sera réalisé à partir de la lecture des dossiers médicaux.
Référence interne de l'étude RNIPH-2022-13 Service Gynécologie-Obstétrique Pathologie étudiée Mutilation sexuelle féminine (MSF) Tranche d'âge étudiée Adulte Participant Patients
keyboard_arrow_up